Pause Café #44 : Vos pires souvenirs de lecture

Bonjour ! Bienvenue dans cette Pause café #44, qui fait le pendant de la précédente. Après les expériences de lecture qui nous ont transporté(e)s, voici venu le tour de celles qui nous ont un jour bloqué(e)s dans notre élan ou provoqué une panne de lecture importante. On pourrait considérer que ces expériences plus douloureuses ont également façonné le lecteur et la lectrice que nous sommes devenus. Certes. Peut-être un jour verrai-je les choses comme ça ! En attendant, voici mes pires expériences de lecture. Sans surprise, les premières sont des lectures scolaires… Partagerez-vous les vôtres dans les commentaires de cette Pause café ?

François-René de Chateaubriand, Atala et René

Allez, premier pire bouquin de cette pause café #44. J’en ai eu, des lectures pénibles à l’école. Comme beaucoup, j’imagine. Jusqu’à la seconde, toutes les lectures scolaires que j’ai dû faire ont été à chaque fois une plaie.

Ca a commencé en 6e avec La vengeance de la momie d’Evelyne Brisou-Pellen, sur lequel on a travaillé pendant des semaines pour aborder le schéma narratif.
Ca s’est poursuivi en 5e avec des bouquins pas si horribles, mais qui nécessitaient que j’abandonne ma lecture en cours pour m’y mettre. Je me souviens notamment d’un petit polar médiéval que j’ai dû lire alors que j’étais plongée dans Le comte de Monte-Cristo. Que je n’ai jamais fini, forcément. Allez mettre un monstre comme ça sur pause pour y revenir des semaines après, vous verrez que ça ne marche pas bien.
Et ça a continué en 4e, la pire année je crois. Des semaines sur Le Horla, de Maupassant et ensuite ça a été Atala de Chateaubriand. Pas le texte le plus CAPTIVANT quand on a 13 ans. Atala est très mal passé auprès de mes camarades de classe, qui s’endormaient sur le texte… Et plus on s’endormait, plus ça traînait, plus notre enseignante s’entêtait. On est resté un trimestre entier sur ce satané texte. QUEL. ENFER.

Bon, malgré tout cela ne m’a pas empêchée de choisir les Mémoires d’outre-tombe en 1e, dans la séquence « autobiographie ». Je me souviens que ça n’avait pas été poussif. Comme quoi, dès qu’on choisit ça passe mieux. Cependant je n’en ai absolument rien retenu. Autant vous dire qu’aujourd’hui, pour me mettre du Chateaubriand dans les mains… Non, laissez tomber, aucune chance.

Michel de Montaigne, Les essais

Voici un autre bouquin sur lequel je me suis bien cassé les dents. C’était en khâgne, l’un des deux textes d’étude de spécialité (lettres modernes) pour le concours. Je crois me souvenir qu’on passait la spécialité à l’oral si on était admissible. Je ne me souviens même pas du 1er texte, ça en dit long sur mon attention à l’époque. De toute façon, je n’avais aucune envie d’être admissible à ce concours (qu’on devait obligatoirement passer, malgré tout), donc je ne me suis pas trop foulée.

Non seulement ce texte est CHIANTISSIME, mais en plus, on l’a étudié dans la langue de l’époque. Autant vous dire que j’ai commencé, n’y ai rien capté, et donc ai couru (enfin, c’est relatif) pour acheter le texte en français contemporain. C’était toujours aussi chiantissime mais au moins compréhensible. Et donc, on a passé 4 mois sur ce texte. Les cours, c’étaient des tranches de 2h et à encore à l’ancienne : cours magistral, copie, stylo. Pas de PC, sur lequel faire semblant de prendre ses notes.

Une fois sortie de ce cursus, je me suis bien appliquée pendant des années… à ne plus rien lire du tout. (Qu’est-ce que je foutais là ? vous demandez-vous sûrement. C’est une longue histoire :D). Je pense qu’entre 2008, l’année suivante où j’ai obtenu ma licence de lettres, et 2020, l’année où j’ai repris goût à la lecture, j’ai dû lire… 40 bouquins à tout casser. Et je suis sur la tranche large.

Merci l’école.

E.L. James, Fifty shades of grey

Changement de registre. Voilà une trilogie que j’ai lue goulûment, à sa sortie (2012). D’un point de vue littéraire, j’étais totalement consciente de lire une trilogie totalement nulle. A l’époque, je ne m’étais pas rendu compte… de tout ce que cette trilogie pose comme problèmes de représentation. Dans les rapports hommes/femmes, la sexualité, le regard porté sur les corps, le consentement. La violence de ce texte ne m’apparaissait pas comme toxique : plutôt incroyablement séduisante et puissamment vivante, authentique.

Evidemment, vous pensez que je rejette désormais cette série parce que je la regarde avec l’œil 2024 post #Metoo. Oui, mais pas seulement. Cette série est associée à de mauvais souvenirs personnels et a marqué le début d’une lente déconstruction des modèles acquis. C’a été comme sortir de la caverne de Platon. Dur, parce que je me suis sentie dupée. Pendant des années, j’ai adhéré à ces modèles véhiculés partout, que j’ai pris comme allant de soi, normaux, justifiés. Je me suis alors rendu compte que je n’avais aucune idée de ce qui était acceptable ou non et de ce que moi, je voulais vraiment. Encore aujourd’hui, j’ai du mal. Déconstruire, c’est bien, mais ce n’est pas encore naturel, et reconstruire (quoi ?) c’est compliqué.

Bref, cette série est pour moi le souvenir d’un aveuglement et le symbole d’une époque qui a fait beaucoup de mal. J’ai fini par déposer les trois volumes dans la boîte à livres de ma ville.

Francesca Theosmy, Le chemin de la mort poudreuse

Le dernier bouquin de cette Pause café #44 vous surprendra sûrement, car il est très récent. Pas mauvais du tout, au contraire, et d’ailleurs certains d’entre vous l’ont beaucoup aimé. Le chemin de la mort poudreuse est à l’origine d’une période pendant laquelle je n’ai pas été fichue de lire un bouquin un minimum intellectuellement exigeant. Je pense que vous avez dû vous en rendre compte, tant le rythme de publication sur ce blog s’est affaibli depuis novembre.

J’ai donc enchaîné plusieurs dizaines de bouquins d’urban fantasy commerciale – qui renoue d’ailleurs avec un certain nombre de schémas foireux. Quand je vous disais que ce n’était pas naturel, encore 🙁 :
Kate Daniels (la série la plus qualitative que j’aie lue), Tori Dawson (un humour qui m’a agacée et un duo amoureux assez pénible), Moonshadow et Kit Davenport (ridiculement mauvais, un peu Harlequin nouvelle vague), Dynasties (aucun souvenir), Ivy Wilde (aucun souvenir), Vic Swanson (aucun souvenir), Mercy Thompson (bof), Alicia Smith (aucun souvenir), Robin Page (pas aimé), Verity Long (abandonné)… Tout ça courant décembre-janvier, pendant de longues nuits d’insomnie. Après, je suis passée à la dystopie YA, j’en ai parlé un peu . Je crois être sortie de ce besoin de lectures faciles, ça y est. La question maintenant est la suivante : que vais-je lire désormais pour occuper mes nuits ?

Pourquoi ce bouquin a-t-il provoqué cela ? D’abord, parce que ç’a été une lecture pénible. Le livre est sombre, dur, violent, et mastoc. C’était un service presse, alors je suis allée au bout. J’ai vraiment peiné, avancé dans ce bouquin comme dans une barque remontant le courant et avec une seule rame cassée. Et ça n’en finissait paaaaaas. Ensuite, parce que certaines scènes très violentes et visuelles, à mon sens gratuites en plus, m’ont donné envie de me réfugier dans un truc bisounours. Ca, additionné à une fin d’année fatigante et un début d’année difficile, et voilà le résultat. Si j’ai appris quelque chose, c’est que j’ai trouvé là mes limites

Et vous ?

Je pense que ces livres ne vous surprennent pas encore une fois, j’avais déjà dû évoquer Atala une ou deux fois par-ci par-là et Fifty Shades, également.

En attendant, j’aimerais à mon tour connaître les livres que vous avez profondément détestés, ceux que vous ne souhaitez plus jamais rouvrir et que vous regrettez d’avoir lus. Je suis très curieuse de savoir ce qui, vous, vous a ennuyé, gêné, offusqué, quand, dans quel contexte. C’est peut-être trop intime, donc ne partagez que ce que vous voulez bien, bien sûr !

Voilà pour cette Pause Café #44 ! Un peu moins réjouissante que la précédente. Mais quand on y réfléchit, ces lectures moins drôles ont également façonné le lecteur et la lectrice que nous sommes aujourd’hui. Bon, je me serais bien passée des longues heures d’ennui et surtout de 50 nuances, qui a généré ensuite quelque chose de bien plus costaud à déconstruire. Je suis curieuse de savoir si vous aussi, vous avez eu des expériences similaires avec des bouquins. A bientôt dans les commentaires et très bon week-end 🙂

39 commentaires sur “Pause Café #44 : Vos pires souvenirs de lecture

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  1. Excellent post ! Atala et René, quel enfer… moi aussi j’y ai eu droit ! Jamais lu 50 Shades en revanche, j’ai toujours su que ça me ferait chier… Je me doutais pas que tu avais eu une période comme ça ! x’D
    Les pires bouquins que j’ai lu… Ouh là ! Je viens justement de sortir d’un véritable purgatoire, le thriller fantastique Promises aux Ténèbres de Loïc Schott. Ça me fait chier de démolir un indépendant, mais là vraiment c’était trop nul alors je me suis lâchée sur babelio. Je ne pense pas que je mettrai la chronique sur Insta ni sur mon blog. J’ai lu également deux très mauvaises romances hot récemment, mais je ne vais pas en parler publiquement pour des raisons bassement politiques. Pour moi, la définition d’un mauvais roman, c’est avant tout un roman très mal écrit, tellement mal écrit que ça te sort de ta lecture, et ces 3 titres entraient parfaitement dans la catégorie.

    1. Tu fais partie des gens sages qui ont su se tenir éloignés de la daube 50 nuances et ne pas tomber dans ce piège. Moi j’étais complètement bigleuse à l’époque, et oui, j’ai eu cette période-là…

      J’ai lu ta chronique sur le bouquin Promises aux ténèbres. Ca manque cruellement de relecture et de correction, cette affaire-là, c’est dommage; la plupart des choses que tu évoques auraient pu être améliorées et évitées ainsi 🙁
      Je comprends ton souhait de ne pas accabler un indépendant, et j’imagine que cela ne doit pas être évident pour toi non plus comme positionnement. Mais tu fais bien de le faire quand même je pense : tes propos sont cohérents avec tes goûts en tant que lectrice et tes exigences aussi en tant qu’autrice. Et puis on ne pourra pas t’accuser de copinage ainsi 😀 Non, plus sérieusement, si je comprends le besoin de soutien des indépendants, quand c’est nul, c’est nul, indépendant ou pas. L’édition indépendante en plus souffre de son image d’amatrice; il est donc important d’être le plus objectif possible.

      Je suis d’accord avec ta définition du mauvais roman. Je rajouterais qu’un roman bien écrit mais sans idées n’est pas un bon bouquin non plus. J’ai mis mon nez dans Agrapha, dont j’avais partagé ici les premières lignes : c’est brillant sur la forme, mais dans le fond, beaucoup plus compliqué. Pour moi le déséquilibre fond/forme est tel, que ce n’est pas un bon bouquin. Résultat, je n’ai même pas eu le temps de sortir de ma lecture : je ne suis jamais parvenue à y rentrer 😀

  2. J’avais adoré Le chemin de la mort poudreuse mais clairement le texte est sombre et exigeant. Lu à un autre moment, je ne l’aurai peut-être pas autant aimé..

    1. C’est un bon bouquin, juste pas pour moi; je n’aurais pas dû aller au bout, ni le lire à ce moment-là. Bon, ce n’est pas très grave, dans le fond, mais j’ai trouvé le temps un peu long après quand même !

  3. Les fameuses lectures détestées^^ Je ne peux que te rejoindre sur les 50 nuances. J’ai trouvé ça malsain et faussement représentatif des relations homme-femme, entre autres.

    Concernant les miennes, il y a celles-ci qui me viennent (j’exclue les lectures scolaires, ce serait trop long^^) :

    – Beautiful disaster – Jamie McGuire. C’était ma période adolescente. J’étais curieux face à l’engouement, même si de base, ce n’est pas mon style de lecture. Si j’avais su, j’aurais évité de perdre mon temps. J’ai trouvé ce roman absurde, cliché au possible, avec des révélations qui prêtent vraiment à rire. Les personnages principaux sont la parfaite illustration d’une relation malsaine et toxique que la société voudrait faire passer pour « normale ». La romance, si on peut l’appeler ainsi, ferait écho à 50 nuances justement, mais version adolescente.

    – La terreur des abysses – Steve Alten. Si j’avais beaucoup aimé Mégalodon, sa suite est bourré d’incohérences et se révèle ennuyeuse à cause de personnages caricaturaux et un schéma narratif peu abouti. L’auteur a pour moi cédé à la facilité et ce ne sont pas les quelques scènes avec le Mégalodon ou le Liopleurodon qui sauvent la mise.

    – Plusieurs de Mary Higgins Clark. Je n’ai plus les noms en tête, mais j’ai été lassé par l’autrice, bien que quelques-uns soient bons. Des schémas narratifs qui se répètent, des environnements similaires, des descriptions souvent inutiles et un suspense qui manque de consistance la plupart du temps.

    – L’Homme à l’envers – Fred Vargas. Je l’ai lu il y a des années, mais l’autrice m’a perdu. Je n’ai pas vu l’intérêt de l’intrigue (surtout que j’avais vite compris ce qui se cachait derrière les meurtres), les personnages me sont apparus sans consistance et l’un d’eux a un tic de langage qui m’avait même fait arrêter la lecture avant la fin tellement ça se répétait. Malgré la réputation de l’autrice, j’avais été vraiment déçu.

    – Alsorvampred – Chloé Delalandre. Le roman en lui-même n’est pas détestable. Je parlerai plus ici de déception tellement je m’attendais à mieux. En bref, j’y ai vu un mélange Harry Potter – Twilight peu subtil, aux références trop nombreuses et manquant d’originalité. J’ai vu les événements venir à des kilomètres et l’intrigue comme les personnages manquent autant d’épaisseur que d’intensité. Pourtant il y a quelques bonnes idées et l’univers n’est pas sans intérêt, mais l’ensemble n’a pas été bien exploité pour moi.

    Je ne sais pas si comme toi, ces lectures m’ont (dé)construit, mais elles m’auront au moins permis d’être plus exigeant et moins influençable voire impulsif dans mes choix^^

    1. Ah, l’homme à l’envers, c’est un Adamsberg, ça, non ? J’avais adoré cette série il y a quelques années, et j’ai trouvé hyper mauvais le tout dernier; alors je me suis demandé si ces défauts existaient déjà dans ses précédents et si je ne m’en étais pas rendu compte alors. Je n’ai pas envie de les relire, pour justement ne pas risquer de faire le même constat que toi !

      Je n’ai jamais lu encore Higgins Clark, m’enfin ce que tu en dis ne me tente pas des masses. J’ai la sensation qu’elle a surfé aussi sur les schémas qui ont fait sa gloire sans forcément chercher à expérimenter et faire autre chose. Un peu comme Vargas, j’ai l’impression…

      Quant aux textes qui sont dans les vagues de HP, Hunger Games, Twilight… Malheureusement beaucoup ne sont que de pâles copies maladroites, c’est dommage; ça me fait penser à la 5e vague que j’ai lu il y a quelques semaines. Comme tu dis, il y a des idées, mais…

      Donc ces lectures ont également façonné le lecteur que tu es devenu, et finalement tu en fais un bilan très positif, c’est super ! Merci pour ton partage 🙂 Je te souhaite un bon dimanche !

      1. Pardon pour mon temps de réponse ! Oui, L’Homme à l’envers fait parti de la série Adamsberg. Je n’ai lu que celui-là d’ailleurs, mais peut-être que d’autres de la série me conviendront si je les lis un jour^^

        Ce n’est pas plus mal que tu n’aies jamais lu Higgins Clark, tu ne rates pas grand-chose, même si quelques-uns ne sont pas mauvais. C’est ça, elle est restée sur ses acquis, ce qui est dommage, car il y a temps à explorer en matière de littérature, ne serait-ce que pour son propre enrichissement.

        C’est pas faux, on peut dire ça en effet^^ Merci pour ta réponse.

  4. Oh, je me sens coupable pour Le chemin de la mort poudreuse que j’ai pourtant adoré de mon côté. Cela dit, il se classe au moins dans une de tes pauses café et ce n’est pas rien 😉

    De mon côté, sans forcément citer une œuvre en particulier, les pires souvenirs de lectures s’apparentes plus à des regrets lorsque les ME décident d’arrêter la publication d’une série en pleine parution sans pour autant expliquer le comment du pourquoi. Cela a le don de m’agacer mais cela fait aussi partie du jeu quant on est trop fainéant pour lire en VO…

    Bon dimanche à toi !

    1. Tu n’as pas à te sentir coupable du tout, je te rassure ! Je ne m’attendais pas à ce qu’il provoque une telle panne pendant des semaines, mais je pense que ce n’est pas seulement un problème de compatibilité avec mes goûts et ma sensibilité qui est en cause; la période était difficile et je n’aurais pas dû me lancer dans ce service presse à ce moment-là.
      Je te comprends tellement pour les arrêts de publication ! C’est pour cette raison que je ne commence jamais une série pas finie ni pas entièrement traduite – même si je sais que c’est à cause de ce genre de raisonnements que l’éditeur ne se retrouve pas dans ses ventes et stoppe la série. Mais comme toi, je n’ai pas le courage (ni l’envie) de lire en VO. Ca me demande bcp d’attention que je n’ai pas forcément, et souvent je loupe énormément de choses, de subtilités dans le style etc.
      Je te souhaite aussi un très bon dimanche Steven, merci pour ton témoignage ici 🙂

  5. Encore un chouette rendez-vous, merci Zoé. 🙂 Je n’ai lu aucun des livres que tu cites, alors je ne suis pas prête d’essayer ! Encore moins Cinquante nuances de Grey, il y a un battage médiatique tellement énorme autour des films que ça m’a vaccinée, et puis l’histoire ne me branche pas non plus. Mais j’admets que ça m’attriste quand je lis que pour toi cette trilogie a été signe d’un aveuglement, d’une construction sur un modèle réducteur et surtout anormale comme tu le dis si bien. J’espère que tu arrives à te reconstruire petit à petit. 😘
    Je n’ai pas de titre aussi néfaste ou impactant qui me viennent en tête. Mais il y a un livre que je n’ai pas du tout aimé alors que le titre et la couverture me plaisait. C’était Les 13 meilleures histoires de Serial Killer, de Stéphane Bourgoin, publié chez Ring. C’était avant les révélations sur le monsieur en question mais de toute façon, je ne prêtait pas grande attention à son travail déjà, j’étais surtout intriguée par les affaires criminelles sur les serials killers. Mais le livre était truffé de fautes, des mots manquaient dans les phrases, ça n’avait parfois aucun sens tellement les phrases étaient mal construites. Une horreur à lire, et je ne parle que de la forme. Le fond, c’est encore une autre histoire 😅 Bref, je l’ai abandonné (je l’ai donné aussi depuis). Encore merci pour ce rendez-vous, passe un bon week end !

    1. Disons qu’il est le symbole de cette époque de formatage, oui… Reconstruire, c’est long, et « le naturel revient au galop » est un adage que je connais bien, on va dire. Je suis contente que tu sois passée à côté de cette trilogie (aussi parce que vraiment, c’est une daube littéraire, très honnêtement !).
      Je ne connais pas du tout le bouquin que tu cites ni le bonhomme… Mais j’ai cherché sur internet, et en effet, hum, charmant personnage 😐 Et je vois que le livre n’a pas été bien relu, comme c’est surprenant ! Je comprends pourquoi tu l’as abandonné, alors !

      1. « Le naturel revient au galop » c’est bien vrai, difficile de se défaire d’un mode de fonctionnement acquis depuis une longue période et qui est ancrée au plus profond de nous. Mais tu y arriveras, en avoir conscience est déjà un grand pas. 🙂 Au moins tu ne mâches pas tes mots sur cette trilogie. 😆 J’aime cette spontanéité chez toi ! Oui charmant personnage comme tu dis, s’inventer un passé aussi tordu pour se faire ensuite passer pour un grand spécialiste criminel, c’est franchement honteux et même pathétique. Mais oui, c’est un livre que j’ai abandonné sans scrupules et je me méfie des grands noms et des titres racoleurs maintenant 😇

        1. Merci beaucoup pour ton message <3 Tes encouragements me font du bien 🙂
          Ah, les grands noms et les titres racoleurs… tu as bien raison. Dernièrement, j’ai eu une énorme déception avec un grand nom ; j’ai lu le dernier Vargas, quelle déception ! (Et encore, le mot est faible…). Au moins, cela t’aura appris cela, c’est finalement une expérience positive !

          1. Je t’en prie, il n’y a pas de quoi 😘
            Tu as raison, finalement l’expérience se révèle utile pour les lectures suivantes !

  6. Ah, les cours de français, grands pourvoyeurs d’ennui, hélas.
    Bon, je n’ai lu aucun de ces ouvrages, à part quelques extraits de Montaigne. Ce que tu en dis ne risque pas de me faire changer d’avis 😉.

  7. Mais pourquoi les profs de français s’entêtent à nous faire lire des livres si ennuyeux alors qu’ils existent une myriade de romans passionnants qui feraient tout aussi bien l’affaire?

    1. Parce qu’ils doivent se fier à des programmes pondus par des gens qui ont une idée poussiéreuse de l’école, qui n’ont jamais enseigné eux-mêmes et qui imaginent les programmes pour leurs gamins à H4 ou Stanislas.
      (je sais, c’est brut et très peu nuancé ce propos, mais c’est vraiment ainsi que je perçois les choses… J’ai suffisamment été témoin du désarroi de ma mère enseignante face à l’absurdité du système pendant tant d’années…)
      J’ai eu des enseignants qui ont pu se détacher de ça et nous proposer des textes super; mais je dis bien « pu » et non « su » : parce qu’un enseignant n’est jamais libre d’enseigner comme il le souhaite (et c’est bien dommage, si on écoutait les enseignants, l’école serait bien autre chose que ce qu’elle est maintenant…), et quand il arrive en poste, ou qu’il est inspecté, c’est sa carrière qu’il joue; déjà qu’il est payé une misère… 🙁 Quand j’y réfléchis, ces enseignants qui ont pu dire « fuck, je fais ce que je veux dans ma classe » étaient des enseignants de lycée (certainement agrégés, donc financièrement plus stables que des certifiés), assez avancés en âge déjà, donc qui n’en avaient certainement plus rien à foutre des inspections).
      Quant à mes profs de prépa, ben… ils sont le moule eux-mêmes et le perpétuent (c’en est risible, presque ridicule, même); après on ne va pas en prépa pour aller chercher de la modernité ^^ (autant dire que ce n’est pas ce cursus qui m’a fait découvrir la SFFF :D)

      1. Je partage ton avis! Étant prof moi-même mais en primaire, je me sens souvent tiraillée entre ce que les programmes nous imposent et la réalité des choses. J’ai certainement moins de pression puisque mes élèves débutent leur vie d’élèves mais j’essaie tous les jours de leur ouvrir l’esprit et de leur montrer à quel point apprendre peut être divertissant et intéressant. Malheureusement on se fait vite rattraper par le moule dont tu parles et dans lequel nous, enseignants, devons entrer. Quoiqu’il en soit, je pense qu’on peut contourner les attendus en entrant quand même dans les clous mais pour ça, il faut être passionné et malheureusement, le métier n’attirant plus vraiment, il y en a de moins en moins… On ne va pas refaire le monde de l’éducation mais essayons tout de même de semer des petites graines dans la tête des élèves et des collègues enseignants pour faire évoluer les pratiques 😁

        1. Semer des petites graines : c’est une belle image et c’est tout à fait ça oui : un travail de longue haleine, à petite échelle, mais à la longue, ça porte ses fruits, les choses changent petit à petit grâce à la force et la passion d’enseignants et d’enseignantes comme toi 🙂

    2. « Parce qu’ils doivent se fier à des programmes pondus par des gens qui ont une idée poussiéreuse de l’école, qui n’ont jamais enseigné eux-mêmes et qui imaginent les programmes pour leurs gamins à H4 ou Stanislas. »

      Prof de français moi-même, je n’aurais pas dit mieux 🙂
      Au collège, on peut encore s’amuser un peu, enfin, en principe : l’Éducation Nationale fournit de longues listes de romans jeunesse, mais en réalité l’Inspection nous dit qu’ils doivent être réservés aux lectures dites cursives, celles que les élèves font tout seuls à la maison.
      Au lycée, on a le choix entre douze œuvres, trois par thèmes, et c’est ainsi que je me suis retrouvée à faire étudier La Bruyère à des 1e STMG, à mon grand désarroi…

      1. Une petite refonte des programmes serait effectivement souhaitable en gardant en tête que l’on souhaite développer la culture littéraire de nos ados et créant une réelle appétence pour la lecture et non pas en les dégoûtant de la pratique en elle-même…

      2. Oh la vache. Bon courage pour faire passer ça… Bon, La Bruyère c’est pas Montaigne, m’enfin est-ce que ça peut encore parler à des jeunes aujourd’hui, dans une société comme la nôtre qui n’a plus rien à voir… ? Comment espérer autre chose que détourner de la lecture avec ça… ? J’imagine que tout le talent des enseignants réside alors dans le fait de « faire passer la pilule », m’enfin, franchement… 🙁 Et as-tu réussi à rendre La Bruyère sexy ? 😀

  8. Tes expériences scolaires sont terribles vu la manière dont elles t’ont éloignée de la lecture ! J’ignorais que tu y étais revenue depuis peu.

    J’ai lu pas mal de titres simplement mauvais, mais qui n’ont pas été traumatisants pour autant.
    Il y a quand même Madame Bovary que j’ai essayé de lire deux fois quand j’étais ado (par choix, pas par obligation scolaire) et qui deux fois m’est tombé des mains. Je suis péniblement venue à bout de Salammbô, ce qui me fait conclure que Flaubert et moi sommes incompatibles. (Quinze ans plus tard, j’ai parfois envie de retenté Madame Bovary, mais je n’ai jamais encore trouvé l’élan suffisant.)
    Sinon, il y a eu un roman reçu lors d’une Masse Critique Babelio, Chroniques d’Espérance. C’était juste incroyablement mauvais et je me suis sentie obligée de tempérer ma chronique, mais bon sang, que c’était nul. ^^’
    Mais en réalité, à présent, le premier titre qui me vient en tête, c’est La Horde du Contrevent. Oui, l’écriture est géniale et ce roman a plein de qualités, mais autant de misogynie exprimée en permanence dans un livre du XXIe, un roman ultra plébiscité… ce n’est pas possible.

    1. Je dois avouer aussi, pour être totalement honnête, que j’étais assez réfractaire aussi au système; il suffisait qu’on m’oblige à lire un bouquin pour que je n’en aie pas envie (et que donc, l’expérience tourne au vinaigre). Mais c’est vraiment en découvrant les littératures étiquetées SFFF (et en prenant conscience de ça) que je me suis remise vraiment à la lecture et que j’ai réussi à transformer ça en passion. C’est effectivement très très récent ! D’où ma boulimie parfois, tant j’ai du temps à rattraper.
      Ah, Madame Bovary. Quel ennui prodigieux. Je n’ai pas réussi à lire d’autre bouquin de l’auteur, à part Bouvard et Pécuchet à l’arrache (que je n’ai pas aimé du tout). Salammbô de ce fait je n’ai jamais osé. Pour moi Flaubert = Flop 😀 Je comprends bien ton ennui et l’incompatibilité qui est a vôtre 😀
      Ah ben tiens, La Horde… Oui, je vois tout à fait ce que tu veux dire, et je comprends très bien. Bouquin du XXIe siècle, mais bouquin qui date de 20 ans, déjà… Mine de rien, les choses ont évolué très vite et beaucoup, depuis. Quand je me souviens des séries TV que je regardais à l’époque… 😐

      1. Je vois. ^^ Mais du coup, pourquoi avoir fait khâgne ? Ce n’est pas typiquement le genre de cursus où tu allais être obligée de lire des livres imposés ? (Ne te sens pas obligée de répondre si c’est trop personnel.)
        Heureusement qu’il y a eu les littératures de l’imaginaire pour faire revivre cette passion. Je dois bien avouer que ton retour « récent » parmi les bookworms ne se fait pas sentir et, personnellement, j’en suis bien contente car je suis souvent bluffée par la qualité de tes chroniques !

        On se comprend donc parfaitement avec Flaubert. Je n’ai jamais tenté Bouvard et Pécuchet et ça ne me manque pas !
        J’ai vu que tu avais publié ta chronique sur la Horde, je vais la lire vite ! Tu as sans doute raison, mais je ne m’attendais pas à ça…

        1. Parce que je sortais de terminale scientifique qui a été un enfer sur terre… Arriver au bac avec une moyenne de 0.5/20 en physique chimie depuis la première c’était assez sportif 😀 (je ne m’entendais pas avec ma prof de physique en 1ère et j’avais décidé que je ne ferais aucun effort. Bon, j’était très bête et particulièrement têtue :D).
          Je voulais faire tout sauf des sciences et je pensais devenir enseignante de lettres à l’époque…
          Mais j’ai toujours réussi à m’en sortir sans forcément lire les bouquins en question : on nous a entraînés à toujours trouver quelque chose à dire sur tout et rien même quand on ne connaissait rien à un sujet, et pour ça j’ai été assidue, de ce fait je n’ai jamais eu besoin de lire des bouquins en entier pour faire des dissertations dessus. Heureusement, parce qu’en khâgne un des bouquins c’était Albertine disparue, le tome 6 de La recherche du temps perdu, il était évidemment hors de question à l’époque que je lise les 5 premiers 😀 J’ai lu et adoré ce cycle bien après.
          Merci pour tes fort sympathiques remarques et appréciations 🙂

          1. D’accord. Tu as un parcours intéressant, fait de contrastes et d’oppositions, on dirait ! Tu sembles avoir un très fort caractère ! ^^
            Je suis impressionnée par le fait que tu as toujours pu éviter les lectures obligatoires. Certaines de mes profs voulaient que je fasse ce genre de formation, mais je savais que ce n’était pas pour moi : j’ai déjà du mal à parler de ce que je connais !
            Tu as lu La Recherche ? 😮

          2. Oui, j’ai fait beaucoup de choses très différentes, je passe mon temps à me reconvertir ^^ Je m’ennuie vite, en fait, et j’aime bcp apprendre et être stimulée intellectuellement tout le temps. Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? Je ne pense pas t’avoir déjà demandé.

            Oui j’ai lu La recherche, deux fois même ^^ Je m’y suis reprise à trois fois, parce que Du côté de chez Swann est d’un ennui… Mais passé celui-ci, j’ai beaucoup beaucoup aimé les suivants : Du côté de Guermantes est mon favori, assez exceptionnel dans le ton et la description de cette scène de dîner qui dure des pages et des pages, et qui offre un aperçu mordant, ironique et moqueur de cette société de faux-semblants, j’ai adoré les suivants à la mer, et j’ai beaucoup aimé aussi les tomes avec Albertine, finalement. Et surtout, le dernier a été une révélation incroyable, ce qui m’a amenée à relire le cycle une fois, parce que la fin te fait revoir tout ce que tu as lu différemment, c’est du pur génie.

            Si tu ne l’as pas vue, je te conseille la mini-série qui a été faite sur Arte par Nina Companeez, exceptionnelle, très fidèle et très bien interprétée (et la musique… Parfaite). Ca m’a bien aidée pour lire la 1e fois La Recherche (et sauter pas mal de pages pour être honnête, mais pour une 1e lecture il n’y a pas de mal à ça, si ça permet en plus de gravir la montagne plus facilement… !)

          3. C’est bien si tu arrives toujours à te renouveler, à trouver de nouvelles voies.
            Je travaille dans une micro-crèche. Je me suis reconvertie il y a deux ans après des études en métiers du livre, des postes en bibliothèque et pas mal de jobs alimentaires.

            Je suis impressionnée… J’aimerais bien tester un jour, mais ce n’est pas pour demain. Je note qu’il faudra potentiellement m’accrocher pour le premier tome. Ce que tu dis de la fin me surprend : on entendu souvent parler des deux-trois premiers tomes, mais pas tant de la suite et j’ignorais que le dernier tome apportait quelque chose d’inattendu.

            Non, je ne l’ai pas vue, mais merci du conseil !

          4. Toi aussi tu as un parcours très riche et fait de plein de choses différentes !
            En fait, le premier tome je l’ai lu un peu en diagonale, la première fois. De toute façon, c’est comme les feux de l’amour, tu sais : il se passe un truc tous les 5000 ans, donc tu peux sauter 50 pages tu n’as rien raté 😀
            Mais pour moi le meilleur tome est le dernier : on comprend le pourquoi de l’écriture de ce cycle, l’entreprise de Proust, pourquoi il écrit comme ça, dans quel but… Et il boucle la boucle tout en l’ouvrant de manière assez géniale (oui c’est un peu SF ce que je raconte :D)

          5. Riche, je ne sais pas, mais diversifié, un peu. Même si ce n’est pas aussi glamour que formulé ainsi : dans les faits, ça a été une longue errance, beaucoup de doutes avec au mieux de l’ennui, au pire du mal-être.

            Haha, d’accord, on verra ! Autant je peux abandonner une lecture beaucoup plus facilement qu’avant, autant l’idée de sauter 50 pages me fait un peu mal. Mais je dois avouer que ma curiosité est extrêmement exacerbée.
            (Et il ne faut pas sortir d’une grande université pour l’apprécier ? pour en saisir l’essence profonde ?)

          6. Je comprends tout à fait ce que tu veux dire au sujet de l’errance et du mal-être 🙁
            On dit toujours que tout ce qu’on a fait est valorisant et servira un jour et patati et patata, certes, mais c’est vrai qu’on en oublie que tout ça a eu un coût émotionnel, financier, moral… énorme 🙁

            J’avais commencé à écrire « je ne suis pas convaincue qu’il faille sortir d’une école quelconque pour apprécier à sa juste valeur un bouquin », et puis j’ai pensé à Mallarmé, que je n’aurais jamais compris si je ne l’avais pas étudié à l’école (et d’ailleurs, pas sûre de l’avoir vraiment compris aujourd’hui).
            Mais Proust, c’est différent. Il n’a rien de cryptique. Le sens de son œuvre n’est pas opaque, surtout si tu visionnes la série d’Arte d’abord. Elle retranscrit les dialogues mais aussi la voix du narrateur, et c’est vraiment très bien fait.
            Mais vu l’œuvre, il y a énormément à en dire, à en découvrir, et chaque lecture apporte des choses nouvelles; mais c’est une œuvre en perpétuelle évolution, pas mal d’universitaires continuent de l’étudier. Donc son essence profonde : je ne suis pas certaine qu’elle ait vraiment été encore entièrement trouvée !

            Le plus dur c’est de se faire à sa plume à rallonge. C’est une habitude à prendre, ce n’est plus un français que l’on parle ou que l’on écrit. Et ça, ça n’a rien à voir avec des compétences acquises : c’est une question d’affinités, de goût, de moment…
            Je pense qu’il ne faut pas s’en faire une montagne, et ne pas hésiter à retenter plusieurs fois, à sauter des pages, à picorer, pour une 1e lecture; pour tâter le terrain, s’habituer au rythme proustien de la phrase, à sa musicalité… C’est comme pour des chaussures qu’on achète : il faut les faire petit à petit 😀

          7. Oui, je pense qu’il y a certaines lectures qui sont plus intéressantes avec un éclairage (si celui-ci est apporté par un professeur (ou autre) capable de transmettre son savoir avec un enthousiasme et un intérêt communicatifs.

            En tout cas, merci beaucoup pour toutes ses précisions. Je vais les garder dans un coin pour le jour où je me lancerai. Je doute que ce soit tout de suite, mais je pense qu’un jour je tenterai pour me faire mon propre avis, pour cesser d’entretenir des idées préconçues.
            En vrai, quand je parlais « d’essence profonde », c’était un peu ironique parce que je ne le lirai pas en cherchant l’analyse universitaire de ce que Proust a voulu dire à chaque phrase. J’espère simplement que c’est une lecture qui me parlera, qui m’enthousiasmera autant que toi.
            En tout cas, je dois dire que tu sais le vendre. Tu es très convaincante. D’autant qu’il n’y a pas de snobisme chez toi, tu es ouverte à des genres différents (des genres parfois mal considérés).

          8. Ah merci, contente de t’avoir aussi bien vendu Proust, alors 🙂 J’ai tellement buté dessus, et finalement je l’ai tellement aimé… Moi-même convertie, je suis contente de tenter la conversion des autres, alors je prêche ma bonne parole 😀

  9. Sympa comme thématique ! J’avoue que je me force très rarement à finir un livre donc pas tellement de livres haïs, mais la lecture de Le lys dans la vallée de Balzac en 3ème est clairement un mauvais souvenir…. Il faisait partie des choix proposés par la prof, et dans mon malheur, j’ai récupéré à la bibliothèque un exemplaire du roman écrit tout petit, avec deux colonnes par page. Ayant une très mauvaise vue (et le roman pas passionnant non plus), j’ai mis des mois avant d’en venir à bout…..

    1. Je n’ai pas lu celui-là mais j’imagine fort bien; je ne suis pas très fan de Balzac, pour ma part, j’ai un peu de mal. En plus avec une écriture si petite, quelle horreur ! Tu m’étonnes que tu aies eu du mal, quand en plus l’accessibilité n’est pas au rdv c’est pas top. pour ça les liseuses c’est vraiment un confort assez chouette.

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