Lisa Goldstein – Sombres cités souterraines

Sombres cités souterraines est un roman de Lisa Goldstein. Le roman a reçu le prix Imaginales (roman étranger) en 2018. J’ai lu ce livre dans le cadre du ABC Challenge de l’imaginaire (lettre G). Le roman, initialement paru en 1999, a été publié en français par les Moutons électriques en 2017. Si j’ai bien aimé l’idée de départ et l’aspect urban fantasy, en revanche tout ceci m’a semblé très fouillis, à la manière d’un pot pourri. Je n’ai pas vraiment accroché.

Synopsis

« Dans son enfance, Jerry avait été pris par sa mère comme modèle pour le héros d’une série d’aventures magiques. Reclus, le vieil homme a été retrouvé par une jeune journaliste, Ruthie, bien décidée a obtenir une interview. Ensemble, ils vont découvrir que la réalité ressemble étrangement à la fiction. Dans les souterrains du métro de la ville, d’anciens mythes rôdent et des dimensions différentes sont reliées. »

Un renversement de l’imaginaire

Le postulat est le suivant : Et si en fait, les récits merveilleux que nous connaissons tous étaient en fait des histoires vraies, vécues par des enfants ? Elles auraient été écrites ensuite sur la base de leurs récits. J’ai bien aimé cette idée de départ.

Plusieurs fils narratifs sont au cœur de ce récit :

  • la quête de Jerry sur son passé qu’il a oublié, avec l’aide de Ruth. A la manière d’une enquête policière, ils vont remonter les sources, croiser les témoignages pour retrouver ce passé oublié.
  • le lien entre ce personnage adulte et le héros de la saga écrite par sa mère, Jérémy : Jerry est-il Jérémy et ce qu’a vécu Jérémy s’est-il vraiment passé ?
  • pendant leur enquête, plusieurs mythes, contes et récits se mélangent : récit arthurien, mythes égyptiens, et contes merveilleux (Alice au pays des merveilles, Peter Pan, Le vent dans les saules).

Références et allusions se croisent, et l’idée que tout peut être lié d’une manière ou d’une autre est intéressante. Il y a ici une mise en relation de toute une série de textes fondateurs et de récits merveilleux : Une belle réflexion sur l’intertextualité.

Une intrigue urban fantasy un peu mollassonne

Oui, j’aime bien l’urban fantasy mais ici la mayonnaise n’a pas pris. Notamment du fait de motifs assez classiques finalement et qui ne m’ont pas surprise (la trappe, la porte vers le Pays imaginé, le métro et ses stations désaffectées, et son peuple merveilleux qui vit en-dessous). Il m’a manqué peut-être un brin de folie, d’humour, quelque chose de pétillant et de complètement fantasque.

Le mélange de récits et de contes : intéressant mais je n’ai pas accroché. J’ai eu une impression de pot-pourri avec trop de parfums différents, masquant celui propre à ce roman. D’accord, tout dialogue ensemble, mais finalement, tout finit par se confondre. J’imagine que c’était aussi ça le but du roman : de montrer que la frontière entre tous ces contes, mythes etc. est très fine. Mais j’ai perdu l’identité propre de ce roman au fil de ma lecture. Pas certaine de me rappeler, plus tard, autre chose qu’un melting pot d’ingrédients imaginaires, mythiques et fantasy. Et comme je n’ai pas accroché, je me suis ennuyée. Vraiment.

Pas hyper enthousiaste non plus il faut le dire avec les personnages principaux. Jerry m’a semblé vraiment mollasson, il sert à rien ce personnage en fait… Heureusement que Ruth est là pour mettre un peu de piquant. Mais Dieu qu’elle m’a agacée. Et en mère dont la fille vient de disparaître je l’ai trouvée moyennement crédible. Sarah bof… Et la manière dont certains personnages sont expédiés et sortis du roman m’a laissée perplexe. Le dénouement m’a semblé être un grand n’importe nawak qui m’a laissée sur le bord de la route.

Et ailleurs ?

Parce que bon, ce n’est pas parce que je n’ai pas aimé que ce livre est mauvais, loin de là ! D’ailleurs, d’autres blogueurs ont apprécié sa lecture : les lectures de Sophie, les chroniques du chroniqueur, Elhyandra.

En bref…

Moyennement convaincue par ces Sombres cités souterraines. Des personnages qui n’ont pas retenu mon attention, un aspect urban fantasy classique. Surtout un mélange de trop de choses, relevant de contes, de légendes, de mythes… : je n’ai pas aimé cet aspect trop fouillis. Un roman pas dénué de qualités du tout, intéressant même; mais lui et moi, ça n’a pas matché.

2 commentaires sur “Lisa Goldstein – Sombres cités souterraines

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    1. Mais tu sais, je crois que j’ai juste rien compris en fait 😐
      Mais c’est sûr que si l’urban fantasy n’est pas trop ton dada, ce n’est pas la peine de t’aventurer dans les sombres cités souterraines.
      Je pense quand même qu’il y a mieux dans le genre.

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